15.04.2006

L'espérance...

Comme je le disais dans mes notes précédentes, je pense que l'espérance est quelque chose qui a été complètement occulté de mon "environnement chrétien" et que j'essaie de redécouvrir... J'ai découvert l'importance que cette notion a dans le nouveau testament et je me suis donnée pour tâche d'explorer un peu plus cette notion...

Et puis hier, j'ai rencontré quelqu'un qui a un peu "mis les pieds dans le plat" et qui m'a fait poser la question dans des termes très clair : en quoi consiste cette espérance ? en quoi espérons-nous ?

Cet après-midi, je lis 1 Corinthiens 15 comme on me l'a suggéré... Et voici comment cela commence : Paul parle de l'évangile "par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain". Pourquoi cette mise en garde ? parce que Paul continue en décrivant la résurrection de Christ et en attaquant ceux qui ne croient pas en la résurrection des morts, car S'il n'y a point de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité. Et si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.

On est loin des considérations éthico-morales comme justifications du Christianisme, une philosophie qui prêche l'amour et donc c'est pour ça qu'on la suit. Paul continue en disant que, s'il n'y a pas résurrection, Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. Eh oui. Même pas une petite considération pour ce Dieu et est amour et lumière et que nous aussi, etc. Bien sûr, il y a l'amour de Dieu (comme un feu dévorant) (et un jour sans doute je publierai mes "poèmes d'amour" sur ce blog), mais il n'y a pas que de ça et la question de la résurrection et par conséquent aussi de la vie à venir est centrale. Paul le dit :

Si c'est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes

Même dans les églises, j'ai senti que cette question de l'espérance dans la résurrection était dénigrée (en ce qu'elle ferait de nous des mercenaires qui agissent en vue d'une récompense). Et en dehors... combien de mes amis m'ont-ils dit qu'ils n'avait pas besoin de religion car ils n'avaient pas besoin de fuir une réalité présente ?

Mais je crois qu'il ne s'agit ni d'un calcul commerçant, ni d'une fuite dans un monde imaginaire (à l'instar du héros de Brazil, à la fin de film... qui s'imagine son sauveur...). Il s'agit de savoir où on va ?

14:15 Publié dans Espérance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note