31.03.2006

Jardinage, toujours

C'est encore au sujet de mon jardin...
Ce n'est pas une autre "leçon de vie", pas vraiment...
J'ai pris en photo le cerisier que nous avons acheté a l'automne. Il mesure environ 80 cm de haut (loin des 6 mètres au moins que devaient faire nos cerisiers dans l'ancienne maison!). Lorsque nous l'avons acheté, il en mesurait probablement le double. La première chose qu'a faite le vendeur, quand nous l'avons choisi, a été de lui couper les branches.
Quand je regarde cette photo, je me dis que je peux y voir le branche coupée... un symbole de mort ? de perte en tous cas. Mais ce qui saute aux yeux bien entendu, ce sont les bourgeons, non ? une promesse de vie...
Ca me fait penser à mon père... est-ce le deuil de mon amie qui me ramène à celui dont je sors ?
Lorsque nous avons appris qu'il était gravement malade, l'un de mes amis africains, peintre à ses heures, m'a envoyé par mail la photo d'un tableau qu'il avait fait pour lui. Ce tableau représentait une souche coupée, et à ses pieds, des tas de rejetons.
C'est la même idée que j'évoquais, quand j'ai pris la parole à ses funérailles.
Cependant elle est plus facile à accepter pour la disparition d'un homme d'âge mûr, ayant beaucoup donné, beaucoup vécu... disparu prématurmément certes, ayant encore beaucoup à partager, sans doute, mais...
Que dire devant le disparition d'un enfant ?
Et pourtant... je ne le dirai pas à mon amie, pas maintenant. Mais je crois, pour elle aussi, aux bourgeons du printemps...

30.03.2006

Jardinage encore...

Le jardinage m'évoque toujours une foule de réflexions pas très innovantes. (Mais est-ce que la vie est si nouvelle ?)

Le jardinage m'apprend des choses sur la vie...

Ainsi j'apprends qu'il faut entretenir son jardin régulièrement, mais qu'il faut aussi parfois entreprendre de grands travaux d'aménagement, ou de nettoyage, à certaines périodes.

Il serait fou de prétendre que tout ne peut se faire qu'à coup de grands travaux, l'entretien est primordial. Je peux imaginer quelqu'un pourtant, qui ne fonctionnerait que par à-coups (quelqu'un un peu comme moi...) dont le jardin ne serait pas totalement abandonné, mais pas non plus un sujet de fierté .
Par contre, je ne peux pas imaginer qu'on puisse ne faire que de l'entretien et, mettons, oublier les grands travaux. En fait, avec un entretien régulier, les grands travaux deviennent un peu plus petits.

Je me rends bien compte que c'est la même chose dans ma vie... que l'entretien de mon corps, de mon âme, de mes relations, peut bien se faire par à-coups, mais que ça n'a jamais la même réussite qu'avec un entretien régulier. Et comme à chaque printemps je prends la résolution d'être un peu plus fidèle à mon jardin, un peu plus régulière, je décide aussi d'être un peu plus régulière dans les autres domaines de ma vie...

Résolution aussitôt prise, aussitôt à reprendre !

Et je soupçonne que ce n'est pas tant la discipline que l'amour qui m'aidera sur le chemin de la constance...

29.03.2006

Jardinage...

Moi je suis complètement nulle en jardinage...  Mais voilà, maintenant que j'ai un jardin (et toujours entre deux tétées), il faut bien que je m'en occupe ! Et je ne peux pas passer cinq minutes à couper, tailler, désherber ou racler sans me dire que ce monde recèle d'une foule d'enseignements.

 

Pas étonnant que le Christ ait utilisé les plantes et leur culture dans de si nombreuses paraboles !

Cet après-midi, je m'occupais du nettoyage de base que je n'ai pas pu faire à l'automne (pour cause de gros bidon) et j'arrrachais des branchages secs. Quelle ne fut pas ma surprise de voir, sous un énorme amas de résidu sec, que déjà de jeunes pousses étaient en train de monter. Je suppose qu'elles auraient été étouffées si je n'étais pas venue les libérer.

La morale de cette histoire est un peu facile, et pourtant... je me demande... Est-ce qu'il y en a des choses comme ça dans ma vie ? sèches au point d'en étouffer d'autres, neuves et fraiches ? et dont je ne veux peut-être pas me débarasser, par paresse, ou encore parce qu'elles me rattachent à un passé qui pourtant n'est plus ?

Si quelqu'un ne demeure pas en moi, on le jette hors du vignoble, comme les sarments coupés: ils se dessèchent, puis on les ramasse, on y met le feu et ils brûlent.

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28.03.2006

Appel à contributions

Je cherche à mettre en image les verset suivant :

Psaume 56v9

      Toi, tu tiens le compte de chacun des pas de ma vie errante,
      et mes larmes même tu les gardes dans ton outre.
      Leur compte est inscrit dans ton livre.

Je posterai le résultat sur mon Photoblog. Si d'autres veulent participer à cette recherche (sous forme de photo, dessin, poème voire même musique), qu'ils m'envoient leur contribution à psaume27(at)free.fr; j'ouvirai une galerie.

J'espère avoir vos contributions!

17.03.2006

Autre projet

Mes occupations quotidiennent m'ont empêchée de continuer ma réflexion sur l'obéissance... je cogite, je cogite, et je viendrai bientôt j'espère continuer en ligne.

En attendant, l'expérience douloureuse qu'a traversée l'une de mes amies me fait réfléchir sur le deuil. Vous pouvez visiter mon photoblog pour visualiser ces méditations photographiques.

10.03.2006

Obéir... suite

- Pourquoi ?

- Parce que je te le demande !

Hmmm... souvent, on aime savoir pourquoi, dans quel but. Comprendre la raison, ou plutôt l'objectif (pour quoi), il semblerait que ça m'aiderait à mieux obéir.

A creuser... Celui qui est notre exemple en tout, on dit de lui qu'il est "devenu obéissant jusqu'à subir la mort" (phil 2v8). Et il a subi cette mort "parce qu'il avait en vue la joie qui lui était réservée" (Héb 12v2). Avec donc quelque chose en vue oui... mais pas nécessairement le fonctionnement de la chose. Pas le "comment ça marche" mais le "comment ça va finir". C'est ce qu'on appelle l'espérance...

Obéissance et espérance sont liées, donc ? L'espérance... pour moi, une bonne explication de l'espérance se trouve dans le début de 1 Pierre 1. Y revenir, peut-être, plus tard...

A propos de l'obéissance, je pense à ce passage de 1 Jean (5v3 et 4)

Car l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements [obéir]
Et ses commandements ne sont pas pénibles, [facile d'obéir?]
parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde,
et voici la victoire qui triomphe du monde: notre foi.

Hmm... L'amour de Dieu. La foi. L'obéissance...

Dans ma Bible, j'ai noté en marge "La foi est persuadée que Dieu  ne peut nous vouloir que ce qui est bon". Tiens, pourquoi ? Et j'ai noté en référence : Hébreuc 11v6

Or sans la foi il est impossible de lui plaire
celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'il existe
et qu'il récompense ceux qui le cherchent.

Tiens, à nouveau cette idée de récompense...

L'obéissance et la foi. Une référence dans Hébreux 12, une référence dans Hébreux 11... Il me semble qu'on trouverait quelque matière dans ce passage... Mettons, pour tout mettre en contexte, Hébreux 10v36 jusque 12v17. Obéissance, persévérance, foi et récompense. On verra bien où ça nous mènera.

Plus tard, en tous cas, car le  bébé m'appelle ;)

08.03.2006

Obéir...

Heureux ceux qui n'auront pas vu et qui auront cru...

Des fois, je me dis "Heureux ceux qui n'auront pas compris, et qui auront (quand même) obéi"...

Pourquoi faut-il souvent que nous payions le prix de nos erreurs avant d'enfin apprendre... avant d'enfin obéir ?
Que de temps gâché, que de temps perdu.

Et pourtant.
Mes désobéissances (et leurs fâcheuses conséquences) ne m'ont pas seulement permis de finalement faire rentrer les choses dans le ciboulot.
Elles m'ont permis d'expérimenter l'ineffable grâce de Dieu.
Car comme dirait Paul, là où le péché a abondé, la grâce a surabondé...

N'est-ce pas un mystère ?

06.03.2006

Nous tous qui reflétons...

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Et nous tous qui, le visage découvert, reflétons, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur...

Un reflet... c'est toujours imparfait, parfois déformant, souvent partiel.
"Nous tous"... est-ce que cela veut dire que chacun de nous reflète, ou encore, comme sur la photo ci-dessus, que si chacun reflète partiellement, tous ensemble nous reflétons plus ?